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RSE : De l’upcycling aux nouvelles technologies

Entre partenariats visant à faire monter en compétences les entrepreneurs situés en Afrique subsaharienne en passant par la sensibilisation à l’upcycling ou l’apprentissage de nouvelles solutions technologiques permettant de limiter les stocks, le groupe ESMOD actionne de nombreux leviers permettant de répondre aux enjeux de la RSE.

Les élèves d'ESMOD Tokyo se sont appropriés les stocks du célèbre groupe Adoorlink afin de concevoir des créations originales proposées au sein de son pop-up store de la marque O0u ( O zéro U), situé au Lumine Shinjuku, à Tokyo.

La transition éthique et écologique impose le développement de solutions et des compétences qui sont au cœur des réflexions menées par le groupe ESMOD sur l’ensemble de son réseau. Ces réflexions se matérialisent par des actions et des initiatives très concrètes. Plusieurs leviers sont activés. Réflexion sur l’inclusivité tout d’abord, qui coule de source dans un groupe qui opère aux quatre coins du globe et qui veille, parallèlement à son développement, à propager ses méthodes d’enseignements aux élèves de toutes origines et de tous milieux. Le partenariat ambitieux mis en place avec LAFAAAC (lien vers l’article) vise ainsi, grâce aux ressources des nouvelles technologies, à diffuser un ensemble de savoir-faire et de compétences aux entrepreneurs de l’Afrique subsaharienne qui n’avait pas nécessairement accès à l’enseignement Fashion Business.


Réflexion sur l’éthique et l’écologique ensuite. L’empreinte carbone des collections est en effet un sujet de préoccupation majeure. La conviction du groupe ESMOD s’articule autour d’une stratégie qui vise à concilier le meilleur de la tradition et de l’innovation. La révolution numérique s’exprime par le développement nouvelles plateformes de e-commerce telle que DressX ou de logiciels qui conjuguent savoir-faire ancestraux en matière de stylisme-modélisme et possibilités nouvelles en matière de conception 3D. L’apprentissage de ces outils inédits est proposé par le groupe ESMOD grâce à la mise en place de programmes de formations courtes (lien vers l’article Clo3D ou vers le site) qui complètent l’enseignement initial. Cet apprentissage est essentiel puisqu’il permettra à terme – et permet déjà à de nombreuses entreprises du luxe notamment – de réduire la production de stocks grâce à la mise en place rapide et pertinente de prototypes photoréalistes.



Économie circulaire : des actions sur le terrain



Cette réflexion sur l’éthique et l’écologie se poursuit ensuite par des actions spécifiques menées par chaque école autour de l’upcycling. Qui dit recyclage dit circuit court, pour une meilleure optimisation de l’empreinte carbone des tissus réintégrant un nouveau cycle de production. De Lyon à Tokyo, de Sousse à Jakarta, de Paris à Oslo, chaque établissement noue des partenariats visant à permettre aux étudiants de s’approprier les richesses culturelles et industrielles d’un territoire.


Les exemples illustrant l’étendue et la diversité de ces partenariats sont nombreux. En Indonésie, la durabilité anime ainsi l’enseignement prodigué par ESMOD Jakarta par le biais de collaborations avec des entreprises - telles que APR qui conçoit des fibres éco-conçues et des textiles biodégradables -, des médias et des associations de premier plan. Les savoir-faire locaux et l’artisanat d’excellence sont exaltés par des prises de parole régulières. Les étudiants ont ainsi participé à la création d’accessoires dans le cadre d’un partenariat avec la célèbre organisation WWF (Fonds mondial pour la nature). « Il s'agissait de concevoir le design d'accessoires vendus par les membres de tribu d’Alam Bukit Tiga Puluh, afin que ceux-ci puissent proposer un produit le plus en phase possible avec les attentes des consommateurs » indique Guillaume Oger, coordinateur design à ESMOD Jakarta. « Le but était de faire en sorte que les gens achètent le produit pour ses qualités intrinsèques.»

Citons un autre projet d’envergure, mené à bien en janvier dernier, cette fois ci par les étudiants d’ESMOD Japon. Les élèves se sont appropriés les stocks du célèbre groupe Adoorlink, filiale de la société Adastria, qui développe précisément des marques de vêtements conçus avec des matériaux et des techniques de fabrication durables. Toutes les étapes de la vie du vêtement sont concernées, de la production à la vente en passant par la réparation et la réutilisation des étoffes. M. Fukuda, représentant d’Adastria, a pris directement la parole auprès des étudiants lors d’un séminaire tandis que M. Takahashi, directeur d’Adoorlink, a sensibilisé les élèves à la philosophie et aux valeurs de la marque O0u ( O zéro U), fondée en mars 2021. C’est ce label qui a accueilli en effet au sein de son pop-up store, situé au Lumine Shinjuku à Tokyo (ainsi que le site e-commerce de O0u), les créations finales de la nouvelle génération de créateurs formée par l’école.


« Les étudiants, toutes promotions confondues, ont travaillé avec enthousiasme à la réalisation d’une collection complète constituée de 30 looks (85 pièces) intégralement upcyclées » indique Thomas Vasseur, directeur artistique d’ESMOD Tokyo. « Cette collaboration avait également pour objectif de stimuler l’esprit de coopération entre les étudiants. Les élèves de troisième année supervisaient ainsi les travaux des étudiants des autres promotions au sein de groupes qui ont pris la forme d’ateliers complets. Les élèves ont pris en charge l’intégralité des processus de production : de la couture à la photographie visuelle en passant par l’emballage. Je suis très fier du résultat obtenu : la créativité des élèves s’est manifestée dans la conception et la réalisation d’une collection de manteaux, de vestes, de chemises et de t-shirts genderless, qui transcende l’âge, le sexe et les saisons. »


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