top of page
  • hervedewintre

Les chrysalides de Léonie SAUVAN


Souriante et lumineuse, Léonie Sauvan met en scène, dans son projet de fin d’année clôturant ses trois années de scolarité parisiennes un monde sombre et hostile. « Confrontée à la maladie durant mon adolescence, je me suis inconsciemment créée une carapace sociale » indique la fashion designer dans son book artistique. Pourtant, la grâce de ses illustrations éclaire avec poésie des silhouettes qui transforment les coulures de latex en nuages cotonneux, tendres et vivants. Les effets de laçages et de matelassage air-bag inspirés des œuvres de Dorota Buczkowska, les cordages et coulisses figurent certes la capture et l’emprisonnement. Mais ils disent aussi possibilité d’une renaissance sous l’élan vital d’une chrysalide abritant une âme sensible, maitrisant avec éclat la science de l’oxymore.






Planetesmod : Qu’est-ce qui est à l’origine de votre envie de travailler dans la mode ?


Léonie Sauvan : Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours projetée dans le milieu de la mode. Cette passion ne s’est pas démentie au fil des ans. Le vêtement s’apparente à un puissant moyen d’expression avec sa propre grammaire. Je me sers des volumes, de la matière pour développer des narrations singulières, que j’espère pertinentes.


Comment définiriez-vous votre collection de fin d’études ?


Mon projet s’intitule « After Carapace ». Il met en exergue un monde qui décide d’en arrêter là. Quatre silhouettes, obnubilées par leur survie mentale, emmêlées dans leurs pensées marquées par l’hypersensibilités, sont les élues de cet environnement hostile. J’ai voulu développer des vêtements protecteurs en ayant à l’esprit les aléas extérieurs et les contingences psychologiques. J’ai joué avec les volumes - ils sont imposants mais néanmoins pratiques - et une palette de couleurs sombres. Le choix des matières était capital : elles apportent une sensation de brutalité tout en changeant d’aspect au gré des différents facteurs extérieurs.



Quels sont vos projets à venir ?


Tout d’abord, faire un stage de 6 mois pour clôturer mes trois années de scolarité. J’aimerai ensuite partir à la découverte du monde et voyager, afin de nourrir mon imaginaire. Peaufiner et améliorer son art est un processus continu.






Crédit photos : Woodoproduction



70 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


bottom of page