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Daniel Essa : perfectionniste en marche

Mis à jour : 13 mai 2019

Tout le monde ne peut pas devenir un grand créateur de mode, mais un grand créateur de mode peut surgir n’importe où, quel que soit son parcours, ses origines ou son lieu de naissance. Parce qu’il est implanté aux quatre coins du globe, parce que ses étudiants sont de toutes nationalités et de toutes conditions, parce que sa méthodologie encourage les échanges, le réseau Esmod International met en pratique cette devise quotidiennement.


Le remarquable succès rencontré par Daniel Essa, le parcours si singulier de ce jeune créateur de mode – qui depuis Lille a créé sa marque de luxe à son nom – symbolise avec éclat la vocation universelle de l’école. Daniel Essa a eu deux vies. La première s’est déroulée en Syrie où il est né. La guerre qui jeta son ombre sur Damas en 2013 mit fin à sa carrière prometteuse : après ses études à Esmod, il devint en effet présentateur télé durant trois ans avant de quitter son pays natal au moment même où il s’apprêtait à ouvrir son propre atelier. « C’était impossible de rester là-bas, la situation était trop dangereuse »

La deuxième vie du jeune syrien, désormais réfugié en Europe, (en Espagne où il reste un an, puis en France) débuta à Villeneuve d’Ascq. Car une passion relit ses deux vies : la mode qu’il chérit depuis l’enfance. Une passion que le groupe Esmod lui a permis d’entretenir aussi bien en France qu’en Syrie. Esmod Damas lui a en effet permis d’élargir – grâce à la richesse de l’enseignement – le spectre de sa vision de la mode : ce vaste savoir l’encouragea en effet, une fois installé dans les Hauts de France, à se lancer dans l’accessoire, et plus précisément dans la chaussure. « En Syrie, nous sommes traditionnellement spécialisés dans le textile. Neammoins, la richesse de mes acquis m’a permis de laisser libre cours à mon intérêt pour la chaussure ».

Une décision que le réfugié syrien ne regrette pas. La proximité de l’Italie lui permet de trouver des façonniers à la hauteur des exigences techniques qui lui ont été enseignées à l’école. Il met de côté les escarpins pour se concentrer sur les chaussures de marche. La encore, les études de marchés simulés durant sa scolarité lui ont été profitables : « j’aime les stilettos, mais lorsque vous prenez le metro, sur 10 personnes, vous constatez qu’une seule d’entre elles porte des talons. Leurs autres ont des baskets ».


Les baskets de Daniel Essa sont à son image : élégante, raffinée. Leurs finitions sont luxueuses, leurs couleurs pastels et poudrées. « Ce sont des baskets d’un genre un peu particulier : on peut les porter toutes la journée. Du matin, pour aller au travail, jusqu’au soir pour sortir. Un mélange admirable de confort et de chic. L’art abstrait pose sa marque sur le design de ces objets de désir par le biais de lignes évocatrices qui composent une signature stylistique reconnaissable au premier coup d’œil. Un examen attentif de ces lignes offre au regard le dessin d’une licorne. Derrière une languette, se nichent parfois des messages cachés, comme le font parfois certains joailliers.


« Toi et moi », « Bisou », « Liberté ». Ces messages sont écrits en français, comme un signe d’affection et d’admiration à une langue dont le charme romantique a toujours séduit le créateur. Pourtant, la clientèle de Daniel Essa est surtout américaine. « Un directeur artistique de Neiman Marcus (une chaine commerciale de tout premier ordre dont le siege social se trouve à Dallas, mais dont les « department store » se trouvent sur l’ensemble du territoire américain ; la chaine est également propriétaire de Bergdorf Goodman, une autre enseigne illustre) a aimé nos premiers prototypes au point de les adopter pour lui-même. Il les a portés pendant la fashion week de New York. Pour la petite anecdote, lors d’un défilé, Woopy Goldberg était assise devant lui. Elle fit demander aussitot qui était le créateur de ces chaussures. C’est ainsi qu’un jour, je reçus un email venant de la star qui demandait à ce qu’on lui envoie le lookbook, alors que nous n’avions pas encore de modèles commercialisés puisque nous ne possédions que des prototypes. Elle nous a néanmoins fait confiance et a choisi trois paires. »


Ce talent, désormais reconnu outre atlantique (Olivia Palermo et Bella Thorne sont fans) n’a bien sûr pas échappé à l’association Maisons de Mode qui est activement soutenu par Esmod International depuis plusieurs années. L’association nordiste a en effet décidé d’accompagner le designer qui est désormais en incubation au Jardin de Mode : un ancien cinéma rénové comprenant, à Lille, sept boutiques- ateliers destinés aux « jeunes pousses », un atelier de prototypage et un espace évènementiel. Aujourd’hui, sa collection compte une vingtaine de modèles, made in Europe, disponibles sur le site internet du designer. « J’ai trouvé ici le soutien dont j’avais besoin en tant que jeune créateur. J’ai eu de la chance, que ce soit dans ma scolarité ou au sein de Maisons de mode, d’être entouré de personnes qui considèrent que le critère le plus important, c’est la capacité de travail et l’exigence personnelle ». Des critères en parfaite adéquation avec la philosophie du réseau Esmod International.














Daniel Essa: perfectionist on the move


Not everyone can become a great fashion designer, but a great fashion designer can emerge anywhere, regardless of the career, background or birthplace. Thanks to being present all around the globe, thanks to its students of all nationalities and backgrounds, thanks to the encouraged methodology exchanges, the Esmod International network puts this asset into practice every day.


The remarkable success of Daniel Essa, the unique career of this young fashion designer - who since Lille has created his own luxury brand - brilliantly symbolizes the universal vocation of the school. Daniel Essa had two lives. The first took place in Syria where he was born. The war that cast a shadow over Damascus in 2013 has put an end to his promising career: after his studies at Esmod, he became a TV presenter for three years before leaving his country just as he was about to open his own workshop. "It was impossible to stay there, the situation was too dangerous"


The second life of the young Syrian, now a refugee in Europe (in Spain where he stays a year, then in France) began in Villeneuve d'Ascq. The true passion highlights his two lives: the fashion he has cherished since childhood. A passion that Esmod has allowed him to maintain in Syria as well as in France. Esmod Damascus - thanks to the wealth of the education - has allowed him to expand the specter of his vision of fashion: this vast knowledge encouraged him, once installed in the Hauts de France, to launch a boutique in the accessories, and more precisely - the shoes. "In Syria, we are traditionally specialized in textiles. Nevertheless, the wealth of my achievements allowed me to give free rein to my interest in the shoes".





A decision that the Syrian refugee does not regret. The proximity of Italy allows him to find manufacturers who live up to the technical requirements that were taught to him at school. He puts aside the heels to focus on walking shoes. Still, the market studies simulations during his school years have shown profitability: "I like the stilettos, but when you take the metro, you see only one out of 10 people wearing heels. Their others have sneakers.


The sneakers of Daniel Essa are in his image: elegant and refined. Their finishing is luxurious, in pastel and powdery colors. "These are the sneakers of a special kind: you can wear them all day long. From morning to work, until evening, when going out. An admirable mix of comfort and chic. Abstract art makes its mark on the design of these objects of desire through evocative lines that compose a stylistic signature recognizable at first glance. A careful examination of these lines offers a look of a unicorn. Behind the tongue, hidden messages can be found, as some jewelers sometimes do.





"You and me", "Kiss", "Freedom". These messages are written in French, as a sign of affection and admiration for a language with a romantic charm that has always seduced the creator. Yet Daniel Essa's clientele is mostly American. "An the Artistic Director of Neiman Marcus (a premier commercial chain headquartered in Dallas, but whose department store is located all around the US), the chain also owns Bergdorf Goodman, another illustrious brand) liked our first prototypes to the point of adopting them for himself. He wore them during New York fashion week. For the little anecdote, during a parade, Woopy Goldberg was sitting in front of him. She asked immediately who was the designer of these shoes. Thus one day, I received an email from the star who asked that we send her the lookbook, while we did not have any commercialized models since we only had prototypes. She nevertheless trusted us and chose three pairs. "


This talent, now recognized across the Atlantic (Olivia Palermo and Bella Thorne are fans) has not escaped, of course, the "Maisons de Mode" association which is actively supported by Esmod International for several years already. The northern association has decided to accompany the designer who is now incubated at the Jardin de Mode: an old renovated cinema including seven workshops-workshops for "young shoots" in Lille, a prototype workshop and a space for events. Today, his collection has about twenty models, made in Europe, available on the designer's website. "I found here the support that I needed as a young creator. I was lucky, both at my school or at the fashion houses - since I was surrounded by people who believed that the most important criterion is the ability to work and the personal requirements”. The criteria which are in perfect harmony with the philosophy of the Esmod International network.




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