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  • Patrick Cabasset

Aydha Mehnaz, marraine de la promo 2022 Fashion Business

Dernière mise à jour : 20 déc. 2022

Personnalité inspirante, la marraine de la promotion 2022 d'ESMOD Fashion Business, pour les étudiants en bachelors et en mastères, parle ici de son amour de la mode, de son admiration de Mugler et de sa gratitude pour sa formation à ESMOD.

Aydha Mehnaz, responsable des célébrités et des relations presse chez Mugler

En charge des célébrités et des relations presse chez Thierry Mugler, Aydha Mehnaz n’a pas perdu son temps après ses deux années de mastère à ESMOD -entre 2017 et 2019. Originaire du Bangladesh, elle s’était d’abord dirigée vers de très sérieuses études de science en biochimie et biotechnologie… Avant de revenir à la vraie passion de son enfance : la mode et la beauté ! Son mémoire de fin d’études réalisé durant son stage chez Mugler justement, était déjà consacré aux marques de luxe et aux parfums avec cet intitulé : « Comprendre les relations entre les marques de mode de luxe et les parfums ». Après un bref passage au digital au sein du bureau de presse international KCD, cette élégante militante d’une ‘mode modeste’ (liée à sa religion), est revenue en 2020 chez L’Oréal comme on entre dans une nouvelle vie, toujours au service de Mugler. Une marque de luxe ou elle interagit désormais entre mode et parfum.

Marraine de la promotion 2022 d’ESMOD Fashion Business, cette alumni incarne le charme d’une jeunesse en pleine ascension professionnelle.


Planet Esmod : En lisant votre LinkedIn, il semble que vous soyez passée de la biochimie et des biotechnologies à la mode en un clin d’œil. Comment ça s’est passé réellement ?

Aydha Mehnaz : La mode a toujours été quelque chose d’important pour moi. Enfant, j’ai grandi en regardant Fashion TV, et dans ma petite chambre j’essayais d’imiter les tops model qui défilaient sur les podiums. Très tôt j’ai aussi eu cette fascination pour les ensembles coordonnés, des ensembles de couleurs surtout. Si je portais du rose, tout sur moi devait être rose, de la tête aux pieds. Surtout pour les fêtes traditionnelles comme l’Aïd. Là, j’avais pris l’habitude de changer de tenue cinq fois par jour ! (rires). Ça fatiguait beaucoup ma mère évidemment, mais mes tantes adoraient, prenant des photos de moi sans arrêt. Ce sont les plus joyeux souvenirs de mon enfance. Evidemment en grandissant vos parents veulent que vous choisissiez des options plus pratiques ou ‘sérieuses’ que la mode pour vos études : il faut devenir avocat, docteur, banquier, etc. Mais j’ai décidé de changer d’orientation après ces études supposées plus sérieuses et d’aller vers la mode. Seulement, sans le soutien inconditionnel de mon frère je n’y serais pas arrivé. Le deal a été de me laisser faire ces nouvelles études durant un an, et si ça ne marchait pas de revenir vers les biotechnologies. Je n’avais qu’une année pour faire mes preuves dans cette nouvelle direction.



P. E. : Justement, pourquoi avoir choisi ESMOD et Paris pour ces nouvelles études ?

A. M. : Paris reste au centre du monde de la mode. Et ESMOD est la plus ancienne école de mode au monde ! Je me souviendrai toujours de mon interview de recrutement en ligne entre le Bangladesh et Paris, le professeur de communication d’ESMOD m’a gardée en ligne une heure et demi afin de comprendre qui j’étais vraiment et de quoi était constituée ma passion pour la mode. Cette école m’a donné ma chance.


« C’est à vous de bâtir votre propre destin à partir des outils que vous donne ESMOD » Aydha Mehnaz.


P. E. : Ces études ont-elles répondu à vos attentes ?

A. M. : Bien sûr ! Le meilleur pour moi ayant été le sens de l’autonomie que vous dispense l’école. On vous donne ici les outils afin de comprendre comment les entreprises de ce côté du monde sont dirigées, mais c’est aux étudiants eux-mêmes de trouver le meilleurs de ce que l’école peut leur proposer. Bien sûr on est aidé, soutenu et suivi, mais il faut trouver soi-même ce qu’on est venu chercher. C’est à vous de bâtir votre propre destin à partir des outils que vous donne ESMOD. L’école vous place au centre de la mode, mais là il faut apprendre, observer, se nourrir de tout. C’est cette autonomie que j’ai aimé ici et qui me sert encore aujourd’hui.


Aydha Mehnaz durant la cérémonie de remise des diplômes d'ESMOD Fashion Business

P. E. : Après être passée de la vie d’étudiante à celle de professionnelle reconnue du secteur, avez-vous des conseils à transmettre à l’école ?

A. M. : Ce serait en effet positif pour l’école d’accompagner davantage encore les étudiants à un niveau plus personnel. Faire du coaching individuel avant chaque stage, ou juste guider davantage chacun. Beaucoup d’étudiants savent se prendre en main bien sûr et se débrouiller seuls, comme moi par exemple. Mais certain se perdent aussi. Paris n’est pas toujours facile pour les étudiants étrangers. Ne serait-ce qu’au niveau de la langue parlée. Aider ces derniers serait plutôt positif pour tout le monde je pense.


P. E. : Connaissant l'esthétique de Thierry Mugler, promoteur d’une femme sensuelle, souvent incontrôlable, au corps combatif, hyper sexualisée dans son apparence et dans sa vie : comment gérez-vous votre propre appétit pour une ‘mode modeste’ ? Comment réagissez-vous face à cette revendication sexuelle inscrite dans l'ADN de la marque ?

A. M. : Bien sûr, en observant les archives, et les expositions consacrées à la marque comme Couturissime qui a lieu actuellement au Musée de Brooklyn a New York (NDR : jusqu’au 7 mai 2023), on voit bien cette sexualité affichée. Mais cet aspect a été très modernisé aujourd’hui, c’est moins choquant qu’autrefois. Désormais une personne peut être smart, sexy, assurée, juste pour elle-même. Mugler pour moi c’est une femme forte et assurée. Lorsque je porte une veste Mugler par exemple, je me sens toujours forte. Les coupes sont si affutées, les épaules dominent, la taille est serrée. Ce pouvoir obtenu à travers le vêtement n’a aucune limite, aucune frontière. Le truc le plus sexy pour une femme d’aujourd’hui c’est d’avoir le pouvoir de choisir qui elle veut vraiment être. Le pouvoir de rester authentique, en accord avec elle-même, dans toutes les situations. Cette notion de sexy ou de sexualité affichée a été tellement modernisée que ça n'est plus une revendication extrême comme à l’époque des premières collections Mugler. Il y a eu tellement de progrès en terme d’égalité des droits des femmes que désormais elles sont responsables de qui elles sont ou de qui elles veulent être. Si je compare avec la génération de ma mère ou de ma grand mère par exemple, je suis la première à avoir pu aller étudier et travailler à l’étranger. Être une femme aujourd’hui c’est être forte d’un vrai pouvoir. Tout ça doit progresser encore évidemment. Ça prend du temps, mais il y a toujours un espace pour le progrès.


Originaire du Bangladesh, Aydha Mehnaz a su convaincre L'Oréal, Mugler et Paris !


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