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PARCOURS ÉVÈNEMENTIELS AVEC MARIE FAGEGALTIER

Diplomée de l’ISEM en 2016, Marie Fagegaltier commence à avoir une expérience variée dans les métiers de la communication. Pendant ses études, elle a d’ailleurs été une brillante stagiaire au service de communication d’Esmod. De son CV, il ressort une grande cohérence de choix professionnels qui affinent son parcours vers une spécialisation dans l’évènementiel pour des marques de mode. Un métier à haute pression qui nécessite organisation, imagination, sens du travail en équipe, dialogue avec les équipes créatives, pour que le jour J soit un grand moment de mode. Marie a apparemment toutes ces qualités.
« J’ai effectué mes 3 années au sein de l’ISEM. Depuis toute petite je suis baignée dans le monde de la mode, ma mère a fait ses études à Esmod, ma soeur également, mais je ne me sentais pas assez créative pour être designer. Je voulais faire un métier de contact, porté autour de la communication. L’ISEM était le cursus parfait et correspondait tout à fait à ma personnalité. Mais quand je suis rentrée en première année, je ne m’étais absolument pas tracé un chemin, j’étais dans la découverte totale et les stages m’ont permis d’approfondir mon parcours ainsi que mon envie de travailler dans l’évènementiel. 
J’ai beaucoup apprécié mes études au sein de l’ISEM, ça représentait pour moi la liberté et enfin la possibilité de faire quelque chose que j’aimais. J’ai eu la chance d’avoir une classe soudée, avec certains j’ai créée des liens très forts et c’est toujours un plus pour son réseau de garder contact par la suite. »


– La cohérence de votre parcours est intéressante, vous aviez planifié cette cohérence?
Pas du tout. En arrivant à l’ISEM, je ne savais pas vers quel métier j’allais m’orienter. Tous les jours on nous parlait d’un métier nouveau. Le monde de la mode est très vaste et on ne se doute pas de tous les métiers passionnants que regorge ce secteur. 
J’ai eu la chance d’effectuer mon stage de 2e année en tant qu’assistante chef de produit maroquinerie pour Narciso Rodriguez à New York, j’ai beaucoup aimé cette découverte mais il me manquait le côté relationnel et dynamique. J’avais ce besoin d’être en permanence au contact des gens.
 C’est ainsi qu’en 3e année je me suis dirigée vers l’évènementiel en tant qu’assistante directeur de projet événementiel au sein du bureau de presse Station Service.


– Chez Station service, qu’elles étaient vos missions et celles qui vous ont le plus satisfaite, appris? Qu’avez-vous appris sur les relations presse aujourd’hui?
Je n’étais pas du tout à la presse mais au pôle événementiel. Station Service organise les défilés pour certains clients lors des FW. J’étais en charge de rechercher des lieux, des prestataires , de faire les demandes de devis, le suivis et relances des prestataires, de participer à la logistique et à l’organisation du défilé sur place. 
J’ai adoré être sur le terrain, en « set up » comme on dit dans le jargon de l’événementiel : ça représente la concrétisation de plusieurs mois de travail. A la fin de mon premier défilé j’étais d’ailleurs très émue; « we did it » n’arrêtait pas de me répéter mon boss, avec qui j’avais travaillé main dans la main en amont. Le show ne dure que quelques minutes mais c’est très intense. Durant ce stage j’ai beaucoup appris sur la gestion du stress. On avait beaucoup de projet à traiter en même temps, il fallait savoir passer d’un client à un autre, sans se tromper ou inverser les dates etc… Mais l’événementiel c’est ça, on est en permanence sollicité et on ne s’ennuie jamais.
– Vous vous êtes plus orienté vers l’évènementiel, pour qu’elle raison? en quoi consiste vos missions ?
A la suite de mon stage de fin d’études chez Station service, j’ai continué à parfaire mon expérience chez Profirst, une agence d’évènementiel spécialisée dans le luxe. 
Mon expérience s’est peu à peu enrichie toujours dans le secteur de l’événementiel et de la mode mais plus dans le domaine de la cosmétique ainsi que les évènements corporate (tels que presse day, lancement de produit, soirée interne…) J’ai alors travaillé pour Chanel, Givenchy, Bvlgari, Armani toujours en tant qu’assistante chef de projet. 
Ce second stage m’a permis d’approfondir mes connaissances sur le métier de chef de projet. Les clients étaient plus prestigieux, et représentaient de plus gros budgets : donc la possibilité de faire plus de choses. Le plus fou projet sur lequel j’a travaillé : un diner CHANEL pour 600 personnes au Palais de Tokyo pour la présentation du dernier parfum Gabrielle. 3 mois de travail en amont avec la chef de projet et la directrice clientèle. Du stress, de grosses journées mais beaucoup de satisfaction le jour-j.


– Vous êtes aujourd’hui freelance, une chance à saisir?
C’est une opportunité, et les honoraires ne sont pas négligeables pour un poste junior. 
A vrais dire, ça faisait un moment que je voulais travailler chez Black Lemon (l’agence ou je suis actuellement en freelance en tant que chef de projet) j’avais postulé chez eux à la fin de mon deuxième stage, sans grand succès. 
Mais mon ancienne directrice clientèle auprès de qui j’avais travaillé 6 mois et avec qui ça avait bien fonctionné au boulot, partait de chez Profirst pour aller travailler chez Black Lemon. A la rentrée j’ai reçu un appel de sa part en me demandant si j’étais partante pour travailler en free lance chez Black Lemon car ils avaient besoin de renfort Chef de projet sur des projets. Donc pour ma part ce n’est pas vraiment un choix mais une opportunité que j’ai voulu saisir. Beaucoup d’agences travaillent avec des freelance. Mais ça représente également de plus en plus des « périodes d’essaies » : si le profil correspond aux attentes de l’agence, on leur propose par la suite un CDI ou CDD. J’espère que ce sera mon cas.
Pour l’instant je ne compte pas monter mon agence, j’ai encore beaucoup à apprendre. Je me sens complètement novice et je suis à soif d’apprendre de ce merveilleux métier qui selon moi réunis tous les critères pour être un métier passionnant : la créativité, le relationnel, le sens des responsabilités et les challenges au quotidien. 
Après on dit beaucoup que l’événementiel on en fait pas toute sa vie, c’est un métier qui à ses effets négatifs : beaucoup de pression, de stress et de fatigue. Je pense qu’arrivé en fin de carrière, on aspire à autre chose. 
La mode me plait beaucoup, mais je pense qu’il y a plein d’autres secteurs tout aussi intéressants auxquels il faut s’ouvrir. J’adore ce que je fais, je suis passionnée par mon métier, mais parfois il me manque un côté plus humain, le temps de souffler… la concurrence et la pression sont intenses.

 

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